GAILLARD

Il pleut, il peint

Les œuvres de Pascal Gaillard sont très surprenantes. On pourrait dire, à première vue, qu’elles ne sont pas finies. Erreur. Il faut en parler comme on parle du temps qu’il fait : « il va y avoir de l’orage » ou « il y a du vent ». Peu importe. Il pleut, il peint ! Rein ne l’arrête. Il trace son chemin. Il peint. Il peint comme disait Danton « avec audace, toujours de l’audace ! », rejetant les circonstances.

Il brasse de la couleur, il bouillonne des formes. Il réinvente les corps, les paysages, les objets, les ambiances, dans une sorte de folie créatrice.

Ses peintures sont monumentales. Ni heureuses, ni malheureuses, ni sereines, ni tourmentées, ni directes, ni perverses, simplement monumentales. Sa vision du monde est fantasmée, sublimée. La stricte réalité est écartée, comme incongrue.

Bref, il pleut, il peint.

Du 5 au 30 novembre. Mardi au samedi 14h/19h.
Galerie L’Envoûtée, 2bis rue Saint-Nizier, Mâcon.

D’après Bruno Latour,
Professeur émérite
Sciences Po
Paris