Pôle Viticulture, Agriculture


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Responsable : Jean-Pierre Sylla

La création en 2016 du pôle viticulture agriculture, permet à l’Académie de Mâcon de renouer avec l’histoire puisqu’au lendemain de sa création, en 1806, l’agriculture constituait l’une de ses attributions au même titre que les sciences, les arts et les belles lettres. Ses protagonistes, indiquaient alors vouloir « s’occuper sous le rapport de la science de la prospérité du lieu ».  Au cours de la majeure partie du XIXe siècle, elle y a joué un rôle éminent et reconnu pour accompagner les progrès techniques jusqu’à la période d’entre-deux guerres.

Aujourd’hui, l’Académie estime (cf. axes de réflexion) opportun de partager la connaissance et d’éclairer le devenir complexe d’une activité humaine soumise à de multiples enjeux.

L’accès à toutes les conférences est libre et gratuit, les personnes qui souhaitent en être régulièrement tenues informées peuvent laisser une adresse mail, la perspective d’adhésion permettant de participer à la vie de l’Académie et à l’ensemble de ses activités. Les personnes intéressées pour contribuer aux travaux du pôle agriculture-viticulture et à son développement peuvent se faire connaitre auprès du secrétariat de l’Académie (contact) à l’attention du responsable du pôle Jean-Pierre Sylla.

Comices (BNF)

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Prochaine réunion : mardi 10 octobre 2017


Visite-conférence 12/12/2016 – Maison J Loron – intervention Jean-Pierre Sylla

Mot d’installation du Pôle

Au lendemain de la création de l‘Académie des sciences, arts, belles lettres et agriculture, ses protagonistes en 1806 indiquaient vouloir « s’occuper sous le rapport de la science de la prospérité du lieu ». Le XIXe siècle est pour l’agriculture son siècle des lumières ou plus précisément un demi-siècle de prospérité où la Saône-et-Loire figure au tableau d’honneur des 10 départements français par ses revenus cadastraux. Il est alors le plus peuplé du grand quart sud-est après le Rhône et les Bouches du Rhône. (621 000 h en 1896)

Il me plait à rappeler cette séance de la commission de l’agriculture de l’Académie le 29 août 1841 présidée alors par le Préfet Delmas en présence de l’illustre Alphonse de Lamartine alors Pdt du Conseil général, le premier évoque « la fortune du mâconnais » à propos du vignoble, le second se  félicite de l’accès à la propriété et de l’apport de la science « soyons heureux en notre siècle ! » dit-il en conclusion. En charge de nourrir la nation, l’agriculture doit… Lire la suite


Le pôle, dénommé viticulture-agriculture a vocation à s’intéresser au fait agro-viticole et à l’espace cultivé dans ses diverses différentes fonctions : production-consommation, alimentation, mutations technologiques, aménagement du territoire, évolution foncière et paysagère, valeurs patrimoniales et rurales, écosystème et biodiversité… ces questions sont abordées dans leurs aspects généraux et/ou appliqués aux contextes locaux.
La physionomie du territoire « Sud-Bourgogne » est profondément marquée par le fait agraire et les paysages qui en sont un facteur de notoriété et d’identité partagée par les habitants.
Le pôle se donne pour mission de :

  • Produire et diffuser la connaissance notamment au travers de communications à caractère scientifique et technique en direction d’un large public.
  • Émettre des réflexions, soutenir et diffuser des travaux et recherches, mettre à disposition des outils documentaires.

Le pôle exprime la volonté d’une production intellectuelle rigoureuse et l’attachement aux valeurs humanistes déployées par l’Académie. Une approche pluridisciplinaire est privilégiée en articulant le domaine des connaissances et celui des expériences.  

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Pour mener à bien sa mission, le pôle prend appui sur un groupe de travail composé de 12 personnalités qualifiées (membres et non membres de l’Académie) reconnues pour leur expertise dans ce champ thématique. Le groupe se réunit à intervalles régulier 6 à 8 fois dans l’année.
La composition en est la suivante :

  • Responsable du pôle : Jean-Pierre Sylla
  • Membres (dans l’ordre alphabétique) : Baldassini Michel, Barbet Xavier, Cotessat Micheline, Dehouck Dominique, Fayard Dominique, Gouttebaron Laurent, Marquet Martine, Pierre-Guy Jean-Marie, Sauvage Didier, Terrier Pierre, Vincent Jean-Jacques.

Composition détaillée du groupe de travail

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Le secteur agro-viticole ne peut se réduire à une filière technique ou à une simple équation économique. Plus que jamais, il porte des enjeux sociaux, environnementaux et territoriaux qui traversent la société toute entière, en remettant le citoyen au centre du jeu.
La modernisation de cette économie « performante » se heurte désormais à des questions éthiques, sanitaires, climatiques ainsi qu’aux bouleversements liés aux sciences issues de la biologie, de la génétique… ou encore du numérique. Les modèles économiques et les modes de production se doivent désormais d’intégrer des pratiques plus vertueuses et durables… Ce qui n’était qu’un acte de production s’érige en un écosystème complexe et ouvert qui intègre des modes de vie et des représentations culturelles.
Au terme de sa réflexion interne le pôle a décidé d’articuler son action autour des 3 axes suivants :

  1. Sol et biodiversité
  2. Modèles économiques
  3. Modes de consommation

Axes de réflexion

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Thèmes projetés 2017/2018

La saison 2017/2018 s’ouvrira par une conférence le Mardi 10/10/2017 à 18 h par P. Terrier, ex. Dr Chambre d’agriculture : « l’organisation agricole au XIXe siècle dans le Département ». Lors des 6 à 8 conférences ou visites-conférences programmées entre octobre 2017 et mai 2018, divers thèmes seront traités au cours de cette deuxième année : artificialisation des sols et réduction des espaces agricoles, les nouveaux territoires agri-viticoles, l’agro-foresterie, l’accord sol-plante : travail et vie du sol, le terroir et ses origines, les revenus agricoles en question, l’exploitation familiale et modes de transmission, l’évolution des métiers et des formations, les nouvelles façons de consommer…

2016/2017 : les premiers pas du Pôle

  • Mardi 25/10/2016 à 18 h : conférence « les Climats de Bourgogne » par A. de Villaine, Président d’honneur de l’association « Les Climats de Bourgogne ».

    « Pour l’Unesco, un paysage culturel se définit comme une œuvre conjuguée de l’homme et de la nature, c’est un site unique, exemplaire, et que sa destruction, même partielle serait une perte pour l’humanité entière… ce qui justifie l’inscription des climats  (vient du grec Klimat avec un K qui veut dire inclinaison ou exposition ), c’est la lente construction sur 2000 ans de l’idée de climat, sa longue révélation… un exemple unique de ce que peut le vouloir humain même s’il est conjugué à des conditions naturelles à priori plutôt défavorables. Les climats, c’est le résultat d’une exceptionnelle conjugaison, d’une rencontre qui aurait pu ne pas se faire entre un lieu, des hommes et une plante noble, la vigne et de cette rencontre est née une culture… » extrait de la conférence d’Aubert de Villaine. Lire le texte.
  • Lundi 12/12/2016 à 17 h : visite-conférence Maison Jean Loron, Pontanevaux, La Chapelle de Guinchay par Xavier Barbet, Président « La Maison Jean Loron », « Histoire d’une Grande Maison entre tradition et modernité ». Par  Philippe Longepierre, Directeur des marchés et développement BIVB (bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne) « La conquête des marchés des vins du mâconnais ».
    Le vignoble du Mâconnais et ses hommes ont fait preuve d’audaces et d’opportunités pour conquérir les marchés au cours de ces derniers siècles. Entre le 17e et le 19e siècle, la concurrence et les barrières tarifaires des vignobles voisins ont imposé aux vins du Mâconnais d’accéder à des marchés plus éloignés. Durant le 20e et le début du 21e siècle, le vignoble du mâconnais connait une transformation profonde de sa production afin de répondre aux demandes d’importants marchés en vins blancs. Aujourd’hui, le vignoble a délaissé sa production de vins rouges pour « hyperspécialiser » son modèle économique en vin blanc et en mono-cépage. L’après 21e siècle reste à construire avec un vignoble très concurrencé où les consommateurs sont de plus en plus actifs dans leurs choix de mieux consommer. Lire le texte.
  • Mardi 7/02/2017 à 18 h : conférence « La connaissance des sols, mieux connaitre les sols pour mieux les préserver ! » par Bertrand DURY, Agro-écologue, spécialiste en pédologie des sols, Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire.
    Décrire et constituer la mémoire de nos sols est nécessaire pour une gestion durable de la ressource. Connaître la localisation des sols dans l’espace, mesurer leurs propriétés, étudier leur évolution dans le temps, mesurer l’impact des activités humaines sur cette évolution et sur l’environnement, tel est l’enjeu du programme d’inventaire, de Gestion et de conservation des sols.  Il permet en Saône et Loire, grâce une cartographie, de faire apparaitre une diversité des 260 types de sols rencontrés. L’innovation actuelle et la création de nouveaux outils (Typesol, interface web ) débouchent sur une analyse  qualitative de la fertilité des sols en estimant leur stock de carbone en lien avec le changement climatique et surtout mieux connaitre la  microbiologie des sols. Lire le texte.
  • Mardi 14/03/2017 à 14h : visite conférence « Ferme expérimentale de Jalogny : les enjeux de l’élevage charolais » par Martine Marquet, Ingénieure agronome, experte filière élevage et Julien Renon, Directeur scientifique et ingénieur agronome.
    La Saône-et-Loire compte parmi les tous premiers départements français pour l’importance de sa surface agricole utile   occupée aux ¾ par l’élevage bovin, berceau de la race charolaise, qui a acquis une véritable notoriété. Les mutations économiques, sociétales et environnementales interpellent désormais les modèles économiques actuels et sont autant d’enjeux qui s’imposent à l’avenir de la filière et de ses territoires : comment améliorer le revenu des éleveurs et leurs conditions de vie, permettre un développement économique viable et durable (traçabilité, bien-être animal, amélioration génétique, efficacité alimentaire, maitrise des effluents et de la qualité des sols…) Telle est la vocation de la ferme expérimentale, centre d’innovation, d’étude et de recherche appliquée… que de mesurer l’impact des scénarios et pratiques. Lire le texte.
  • Mardi 4/04/2017 à 18 h : conférence Candidature Unesco Charolais-Brionnais « paysage culturel de l’élevage bovin, au Patrimoine mondial de l’UNESCO » par Dominique Fayard, Docteure en histoire, Chargée de mission au PETR du Pays Charolais-Brionnais.

    En Bourgogne du sud, le Pays Charolais-Brionnais porte le projet d’une candidature au Patrimoine mondial de l’humanité (UNESCO) au titre des paysages culturels évolutifs vivants. Le Bien proposé à l’inscription sur la liste indicative de la France – le paysage culturel de l’élevage bovin – est une œuvre conjuguée de l’homme, de l’animal et de la nature. Il rassemble des éléments, appelées attributs, qui révèlent des pratiques, structurent le territoire et illustrent une culture. Les pratiques ont évolué au cours des siècles mais le paysage et ses composantes sont maintenus par la perpétuation des activités d’élevage et l’absence d’un remembrement généralisé.  Chaque parcelle joue un rôle précis et complémentaire pour former un système à l’échelle de l’exploitation puis à celle des terroirs. Ce système résulte de la mise en œuvre de pratiques et savoir-faire dans un contexte particulier. La préparation du dossier de candidature repose sur un travail scientifique rigoureux qui met en évidence toute la complexité des activités d’élevage et d’embouche et leur traduction paysagère et patrimoniale. Lire le texte.
  • Mardi 30/05/2017 à 18 h : « L’agriculture numérique » par David Barthe, Directeur général de la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire.
    La révolution numérique touche tous les secteurs économiques et notamment le secteur agricole. Si les exploitations agricoles sont depuis longtemps informatisées, notamment en ce qui concerne la gestion et le suivi de l’activité de l’entreprise agricole, le digital ouvre de nouvelles perspectives pour l’agriculture. L’agriculture se trouve ainsi, comme le reste des secteurs économiques, face au défi de la disruption digitale : nouveaux entrants, ubérisation, nouvelles attentes de la société, des consommateurs, Big Data, amélioration des conditions de travail avec la robotisation, réalité augmentée, agriculture urbaine ultra connectée, … Lire le texte (prochainement disponible)

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www.saone-et-loire.gouv.fr  (Direction Départementale des Territoires (DDT))
draaf.bourgogne-franche-comte.agriculture.gouv.fr
www.academie-agriculture.fr
www.sl.chambagri.fr/
chaireunesco-vinetculture.u-bourgogne.fr
www.dijon.inra.fr
www.vinipole-sud-bourgogne.fr
macon-davaye.com
www.pontus-de-tyard.com

Publication de l’Académie à mentionner :
Sous la direction de G. Fossat, membre titulaire l’Académie a publié en 2012 Questions agricoles en Saône-et-Loire, 19e et 20e siècle (introduction de l’auteur sur le rôle de l’Académie dans ce domaine et une sélection de contributions sur divers sujets agricoles et viticoles). Acheter

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