Archives pôle Lamartine

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Ci-après trois archives :

Novembre 2016

1 – De Pondichéry, nous parvient un écho de Lamartine

L’Académie de Mâcon a récemment reçu un Bulletin intitulé « Le trait d’union, organe de l’amitié franco-indienne depuis 1944 », dont le siège est à Pondichéry.

L’un des rédacteurs de ce Bulletin, M. Déva Villeroy Koumarane (devilleroy@ free.fr) porte à notre connaissance une réflexion personnelle qu’il publie dans ce Bulletin. Titre : « Tiruvalluvar et Lamartine ». Le scan de cet article est publié ci-après :

tiruvalluvar_lamartine

Le propos de M.Villeroy établit un parallèle entre ces deux personnages, à propos de l’Amour, considéré aussi bien comme vécu quotidien, que comme symbole de paix et de fraternité universelle, que doivent viser les Hommes.

Ce même auteur avait développé ce thème dans un colloque, tenu dans le département de la Réunion, en avril 2016 (St-Denis/ Moufia)

Dêva Koumarane-Villeroy- Enseignant en Géopolitique de l’Inde à l’INT et à l’ENSTA : « Thiruvalluvar et Lamartine devant l’Amour. »

A Thiruvalluvar est attribué le Thirukkural, légende tamoule, datant de plus d’un millénaire, présentée comme suit dans l’introduction de ce colloque : « Un livre sans nom, par un auteur sans nom », c’est ainsi, en 1848, année décisive dans l’histoire de La Réunion, année de prise en considération de l’abolition de l’esclavage pourtant décidée depuis la Révolution Française, que le Thirukkural est présenté à la France dans le dernier numéro du « Journal Asiatique ». L’auteur de ce chef-d’œuvre exceptionnel de la littérature du Sangam n’est pas connu, mais on lui a construit une identité depuis le dixième siècle. »

D. Koumarane poursuit :

« Lamartine  a souffert, certes, mais il emploie souvent des mots emphatiques dans sa prose comme dans sa poésie. Sur sa vie, il est vrai, vinrent s’étendre plusieurs malheurs frappés du sceau des douleurs. C’est pourquoi il se mit à découvrir la spiritualité vivante de l’Inde.

Dans le Cours familier de Littérature il dit que « la philosophie de la douleur sanctifie par l’acceptation et consolée par l’espérance, c’est la philosophie des Indes, de Brahma, de Bouddha, de Confucius, de Platon, du Christianisme…..Les premiers de ces livres sacrés se retrouvent dans l’Inde ; on ne peut assigner de date à ces livres, tant la date en est reculée. Ce sont les Védas. ». Il appartient pleinement à l’époque romantique. L’Extrême-Orient fut le berceau de la quiétude pour les romantiques.  Lamartine avait foi en dieu. C’était un mystique ! Il est l’auteur des poèmes couronnés des titres religieux: Dieu, Hymne au Christ, L’âme est immortelle, L’esprit de Dieu, Il n’y a qu’un Dieu…… »

Un tel rapprochement entre deux personnalités appartenant à deux cultures très différentes, n’est pas le premier. Il a déjà été argumenté- en ce qui concerne la civilisation récente de l’Inde- pour comparer Gandhi à Lamartine.

Que nos amis lamartiniens fassent preuve de curiosité pour explorer plus avant cet univers …

Thiruvalluvar

Guy Fossat, Président du Pôle Lamartine de l’Académie de Mâcon

2 – Lamartine et Mitterrand

Georges-Marc Benamou, journaliste, écrivain, scénariste et producteur est intervenu à l’invitation de l’Académie de Mâcon, le samedi 5 novembre 2016, dans le cadre d’une conférence débat sur « Mitterrand, le lamartinien… ».

Michel-Antoine Rognard, maire honoraire de Mâcon, en a prononcé l’introduction. Puis Jean-Amédée Lathoud, vice-Président de l’Académie de Mâcon, a donné une conférence sur « Lamartine et la politique ». Lire le texte. Ont aussi été présentés, des extraits d’une vidéo du discours prononcé le 12 octobre 1990 à la mairie de Mâcon, par François Mitterrand, à l’occasion du colloque « Lamartine et ses familiers dans la vie régionale ». Le tout, suivi par un débat fourni entre la tribune et le public, sur l’influence que Lamartine aurait pu exercer sur Mitterrand.

Lamartine, homme politique, Son expérience de la Révolution et de la République par Guy Fossat, membre titulaire de l’Académie de Mâcon. Lire le texte.


3 – Riches souvenirs sur Lamartine à Aix-les-Bains
Plusieurs de nos confrères et amis de Lamartine ont répondu à deux invitations :
– celle du Musée Faure, le 17 juin, où avait lieu l’inauguration d’une exposition « Lamartine et le Lac du Bourget ».
– celle de la Société d’Art et d’Histoire d’Aix (SAHA), le 24 juin, pour un repas amical et culturel. Puis, samedi matin, pour une croisière autour du lac, ponctuée par des pauses et commentaires à proximité des lieux lamartiniens.
lamartine-saha-aix-les-bains-juin-2016copie
La SAHA publiait, à l’occasion de ces journées, une livraison spéciale de sa revue, dans laquelle figurent une communication de notre consœur Martine de Rosny-Farge et une autre de Bernard Rigaux. On y trouve aussi un article de Patricia Martin, notre correspondante du Pôle Lamartine, qui n’a pas ménagé ses efforts pour contribuer à la réussite de ces manifestations. On découvre, dans cette revue, un jeune doctorant, Rémi Mogenet, pour ses travaux sur « Les auteurs savoyards du temps de Lamartine ».
Merci aussi à Joël Lagrange, président de la SAHA, que nous serons amenés à revoir.

 

Ces archives seront documentées régulièrement.